Blog antiwimax

Rafi Haladjian, le fondateur d’Ozone, ouvre son blog... et commence fort. Son premier billet est un coup de gueule contre le Wimax. 

"Bien sûr, je suis impliqué jusqu'au cou dans le Wi-Fi, tout ce que je peux dire sur le WIMAX peut paraître suspect, mais ceci est mon blog, il faut bien que je le meuble: je trouve de plus en plus le fantasme autour du WIMAX absurde."

Rafi passe en revue la technique, les performances, l'ecosysteme ... et surtout l'histoire:

"Ce qui est désespérant, c’est de voir qu’en 2005 nous ne semblons pas avoir appris grand-chose de l’histoire. Nous avons toujours cette illusion naïve selon laquelle c’est la meilleure technologie qui gagne (si tant est que le WIMAX soit une meilleure technologie). La vision de l’ingénieur prend toujours le pas sur celle du socio-économiste.

Et pourtant ce ne sont pas les contre exemples qui manquent: ce n’est pas la meilleure technologie qui gagne, c’est la technologie qui, pour une raison ou pour une autre, prolifère le plus qui gagne.

  • Windows était bien inférieur à Mac OS. Qui a gagné ?
  • Le MP3 n’est pas la meilleure techno d’encodage du son.
  • Pendant que les opérateurs essayaient de développer le WAP, le SMS, ce truc honteux de simplicité a explosé.
  • L’Ethernet était considéré comme ne faisant pas le poids contre le Token Ring. L'Internet était réputé non fiable, non securisé, sans QoS, ne pouvant pas servir à quantité d’applications (la vidéo, la voix etc.)
  • Le clavier Qwerty/Azerty a été inventé précisément pour ne pas permettre aux gens de taper trop vite, mais aucun clavier plus efficace n’a pu le remplacer.
  • Le VHS a supplanté le Betamax qui était supérieur en qualité d’image mais pour lequel il y a beaucoup moins de contenus (Sony interdisant notamment qu’on fasse des films porno en Betamax).
  • Enfin, l'Homme de Cro Magnon a supplanté l’homme de Néanderthal alors que Néanderthal n’était en rien inférieur (quoi qu’aient longtemps prétendu les tenants du Cro-Magnon-race-supérieure).

Les qualités intrinsèques d’une technologie ne sont que secondaires et finissent, après coup et par nécessité par être améliorées. La prolifération prime sur la qualité, s’il n’y a pas un mécanisme efficace de reproduction, il y a bêtement extinction de la race. Dans tous les cas, c’est la techno la plus accessible, la moins chère, la plus ouverte, la plus facilement reproductible qui a proliféré (un jour je vous raconterai l’histoire de la supériorité du rat sur le mammouth)."

Du bon sens et un excellent message.  Bon vent à ce blog "wifisant"!

Sur les traces des Business Angels

A suivre, dans le dossier capital-risque du Journal du Net, une série d’articles sur les Business Angels:

  1. La face cachée du capital-risque
  2. Les premiers maillons de la chaîne de financement
  3. Comment séduire ces investisseurs privés
  4. Un arsenal fiscal jugé trop timide
  5. l'interview de Claude Rameau (France Angels)

Un excellent état des lieux de la situation en France.

Avant-hier, j’ai eu un entretien avec le Président de Paris Business Angels. Réseau parisien regroupant 25 membres, ayant réalisé 9 financements en 2004 - ticket moyen de €35 K.

A la sortie de ma réunion, j’ai croisé Béatrice Jauffrineau, responsable de Femmes Business Angels, que j'avais rencontré il y quelques semaines. Si Femmes Business Angels rencontre Paris Business Angels, nous pouvons espérer beaucoup de jeunes pousses … Les réseaux de business angels s’organisent et c’est tant mieux.

Drôle mais effrayant

Rp Un Blog drôle et effrayant en même temps !  J'avais des doutes, mais je réalise que je suis encore très naïf sur la réalité de notre administration ... 

Vrai ou intox ?  En espérant que le débat commence.

Les Européens moins tentés par la création d’entreprise que les Américains

Eurobarometer Alors que 45% des Européens souhaiteraient être leur propre patron, les Américains sont plus intéressés, à 61%, par la création d’une entreprise.

Pourquoi les Européens sont-ils plus frileux en la matière? Quels sont les obstacles, réels ou imaginaires, qui pourraient expliquer pourquoi 59% des Européens n’ont jamais eu l’idée de monter leur propre affaire et, à plus forte raison, n’ont jamais concrétisé un tel projet?

Les résultats d’un sondage Eurobaromètre illustrent l’attitude des Européens à l’égard de la création d’entreprise.

  • La régularité du revenu est la motivation principale des citoyens européens qui préfèrent rester salariés: 30% des personnes interrogées dans ce sondage citent ce facteur, contre seulement 16% des Américains.
  • La stabilité de l’emploi est aussi jugée importante par 24% des sondés dans l’UE-25, contre quelque 10% aux États-Unis.
  • La peur de l’échec freine aussi les Européens: la moitié des sondés européens disent qu’ils renonceraient à créer leur entreprise si elle était susceptible de faire faillite, contre seulement un tiers des Américains.

Le sondage montre néanmoins qu’un tiers des citoyens de l’UE se disent tentés par la création de leur entreprise dans les cinq prochaines années; ils sont 40% dans les nouveaux États membres. Il est clair que, pour certains, les bénéfices potentiels valent largement les risques encourus. D’après le sondage, les avantages les plus déterminants ne sont pas forcément d’ordre financier. Parmi les grandes motivations invoquées, 77% des Européens qui disent préférer être leur propre patron citent la plus grande indépendance et l’épanouissement personnel, mais seulement 23% mentionnent de meilleures perspectives de revenu.

Sauter le pas

Est-il facile pour ceux qui veulent monter leur entreprise de concrétiser leur projet? D’après le sondage Eurobaromètre, l’ordre d’importance des facteurs ressentis comme des obstacles à la création d’entreprise est assez semblable en Europe et aux États-Unis, bien qu’en Europe, ils paraissent plus insurmontables. Le manque de soutien financier demeure le facteur principal sur les deux continents, bien qu’à des degrés très variables entre les pays européens.

Quelles sont les clés de la réussite?

Une fois qu’ils ont monté leur entreprise, tant les Américains que les Européens considèrent que c’est la qualité de la gestion qui est la clé du succès. En revanche, leurs avis divergent quant aux autres facteurs les plus importants après celui-là: pour les Américains, les bonnes idées et les qualités de dirigeant du chef d’entreprise viennent en deuxième position, tandis que les Européens, principalement dans les nouveaux États membres, estiment que des facteurs extérieurs, comme le climat économique et politique, jouent un bien plus grand rôle.

Pour en savoir plus: Sondage Flash Eurobaromètre sur l’esprit d’entreprise, 2004

Google Battle

Lost [Via John Baeyens]

Un site pour comparer sa notoriété avec son patron, concurrent,... : GoogleBattle !

Encore un petit effort pour battre Loic !  Il faudrait que j'ai un peu plus de temps pour écrire...

Projet lauréat du Réseau Entreprendre

Paris_entreprendre_1 Mon nouveau projet est lauréat 2004 du Réseau Entreprendre. Le réseau, regroupant plus de 2500 Chefs d’Entreprises, a choisi My IP pour la pertinence de son plan d’affaire et son approche technologique.

Grâce à cette distinction, My IP bénéficiera du soutien et des conseils précieux des membres du réseau, ainsi que des leviers commerciaux et financiers nécessaires à son développement rapide.

Je conseil vivement à tous les nouveaux créateurs d’entreprises de passer par cette expérience enrichissante qui permet de construire et crédibiliser fortement votre projet pour de futurs partenaires financiers ou commerciaux.

Extrait du site de Réseau Entreprendre concernant les créateurs :

Réseau Entreprendre et vous

Si votre projet est de créer une future entreprise à potentiel de développement, toutes les associations de RESEAU ENTREPRENDRE vous apportent la même approche :

Au départ, elles vous donnent les moyens de valider votre projet en vous faisant rencontrer des professionnels reconnus ou des responsables dans les entreprises adhérentes : vous disposerez en particulier des compétences et de l'expérience des créateurs que nous avons aidés.

Si vous êtes acceptés par le comité d'engagement, constitué uniquement de dirigeants d'entreprise industrielle ou commerciale, les associations de RESEAU ENTREPRENDRE vous aideront à :

  • Constituer vos fonds propres en vous accordant un prêt d'honneur de 15 000 € à 45 000 € (variable selon les associations), sans intérêt ni garantie,
  • Ouvrir des portes dans les entreprises de notre réseau, que ce soit pour une approche commerciale ou pour un soutien sur des aspects techniques
  • Bâtir un tableau de bord que nous analyserons mensuellement ensemble,
  • Vous entraîner pendant 2 à 3 ans à votre nouveau métier de chef d'entreprise.

Nous avons institué l'échange en principe pédagogique : vous participerez à un club d'une douzaine de créateurs, dans une atmosphère conviviale, et vous serez accompagnés par un chef d'entreprise dont l'objectif sera de vous aider mensuellement à prendre du recul et à conserver une vision claire de votre stratégie.

Vous bénéficierez chaque mois d'une formation sur les problèmes que vous rencontrez ou que vous rencontrerez sur le terrain.

En échange, vous apporterez votre dynamisme créateur et contribuerez peu à peu soutenir les efforts d'autres créateurs.

A vos dossiers !

Top VOIP Bloggers

[from Jeff Pulver] Une excellente liste de ressources sur la VoIP:

Personal VoIP Blogs:

VoIP News Stories:

Ajouter le fourre-tout (wiki) de voip-info.org et bonne lecture.

Quelques européens mais rien en France ?

La surenchère des débits Internet

Rafi Haladjian, le fondateur d’Ozone, pousse son coup de gueule sur la surenchère des débits Internet à travers les offres actuelles ADSL2+ :

Constater aujourd’hui que pour d’aucuns l’ambition de l’Internet est la Télé, (ou au mieux un Vidéo Club à domicile) est navrant. L’Internet s’embourgeoise. Quand on est en panne d’idées, quand un modèle s’essouffle, on fait de l’acharnement quantitatif, de la surenchère, et on essaye de puiser dans de vieilles recettes.

Parle de son rêve :

La véritable révolution ne viendra pas du fait d’apporter de plus en plus de débit en un point donné. Un puits, quelle que soit la quantité d'eau qu'il déverse, reste un puits, c'est-à-dire un endroit vers lequel je dois aller chaque fois que j'ai soif. Aujourd’hui, la véritable révolution est dans le fait d’avoir l’eau courante. Il est plus important d’être connecté partout à haut débit, qu’à certains endroits à « ultra haut débit ». L’accès et le partage de contenus, le besoin de communiquer, le besoin de piloter des applications, ne peuvent pas être circonscrits à un lieu déterminé où la plupart d’entre nous ne passe qu’une petite fraction de son temps.

Et fait un peu de promo pour le réseau pervasif :

Le Réseau Pervasif est ce nouvel Internet en cours de construction. A l’instar de l’Internet d’il y a dix ans, il cherche à modifier notre façon de vivre le réseau, à ouvrir la porte à de nouvelles applications, à gommer cette rupture qui existe entre opérateurs fixes et opérateurs mobiles. Un monde boiteux où l’utilisateur dispose d’une part de beaucoup de débit pour très peu cher et d’autre part de misérables débits à des tarifs exorbitants.

Beau rêve et un coup de gueule qui fait réfléchir.

Mais alors c’est quoi le débit idéal partout ? Sans oublier la qualité de service (débit constant partout : à la campagne, dans des immeubles, dans le metro…) et un prix abordable. J’en rêve aussi…

Il nous faudrait un débat  Haladjian (le philosophe du sans fil) vs Billaut (le Roosevelt de la fibre).

Outsourcing, Outsourced

Le comble de l'outsourcing...  Etonnant ?

[Via Om Malik]

Femmes Business Angels

Fba_logo Le 8 Novembre dernier, j’ai présenté le dossier My IP à un réseau de business angels : Femmes Business Angels. Réseau relativement récent, né sous l’initiative de Béatrice Jauffrineau et que je remercie ainsi que toute l’équipe de FBA pour leur accueil et leurs critiques constructives. J’en profite pour faire un peu de pub pour ce réseau de BA (il en faudrait beaucoup plus en France) :

Né d’une idée conjointe de Béatrice Jauffrineau, consultante en management, et d’ André Jaunay (Chef du Département Création et Développement des entreprises du Conseil Régional d’Ile de France) en mai 2003, le réseau Femmes Business Angels a été lancé par Béatrice Jauffrineau en juillet 2003, avec le soutien de Brigitte Baumann et Frédérique Clavel (chefs d’entreprise et consultantes). La mise en place a pu démarrer dès octobre 2003 grâce à l’arrivée dans le groupe de Stefania Maestroni, qui a été rejointe rapidement par 2 autres membres (Aude Walter et Cécile Monty). Le réseau a pu ainsi organiser sa première présentation de projets fin novembre 2003.

FBA organise des rencontres mensuelles entre porteurs de projets et les membres du réseau. N’hésitez pas à soumettre votre projet.

C’était la première fois que je fréquentais un réseau français ; mes expériences passées étaient plutôt en Angleterre et en Belgique. La France est vraiment en retard sur les Business Angels : les réseaux en Belgique (Bruxelles ou Wallonie) drainent 10 fois plus de business angels, soit une cinquantaine de personnes qui assistent à la présentation de projets à financer.

Bernard Zimmern de l’Ifrap en a reparlé dans une tribune du Figaro du 17/11 dernier. Extraits :

Là où il y a un trou de financement, c'est pour les PME capitalisées au-dessous de 2 millions d'euros, pour lesquelles le financement n'est réellement bien assuré que par les Business Angels dont nous manquons tragiquement en France, en grande partie pour cause d'ISF.

Nous en avons dix fois moins que les Anglais, et leurs investissements, de l'ordre de 300 millions d'euros contre environ 7 milliards, sont vingt fois plus faibles. C'est ce vide que devrait combler l'amendement que doit déposer le Sénat, mais son succès va dépendre de la réunion de trois conditions.

La première découle des considérations précédentes : elle est que l'argent des assujettis à l'ISF soit dirigé vers la création de PME, pas vers leur développement. Fiscalement, créer signifie que ne seraient favorisés que les investissements dans des entreprises de naissance récente et de faible capital, par exemple inférieur à 2 millions d'euros.

La seconde est que l'incitation fiscale soit réservée aux investissements directs par les particuliers dans les PME et pas à ceux réalisés au travers de fonds qui sont des institutions. Car toute institution, nécessairement, pour assurer sa survie, sera conduite à investir des «tickets» supérieurs à deux millions d'euros ; nous venons d'en faire l'amère expérience avec les FCPI. Même les assujettis à l'ISF aux taux les plus faibles, qui n'auront que quelques milliers d'euros à placer, trouveront dans toutes les activités de proximité des occasions de venir aider leurs concitoyens, les chômeurs-créateurs, à sortir du chômage et à compléter le programme des prêts ou de dons par l'Etat, tels qu'Eden ou Accre.

La troisième condition consiste dans le fait que le réservoir d'incitation fiscale que constitue l'ISF ne soit pas pulvérisé entre plusieurs dispositifs concurrents qui feraient retomber cette mesure au niveau de la mesurette, tous ces dispositifs qui jalonnent l'histoire de la politique française de création de PME et qui n'ont abouti à rien, car l'impact financier est trop faible. Rappelons qu'il faut faire passer rapidement l'apport des Anges de 300 millions à 7 milliards et que, donc, toute mesure dont l'impact financier est au-dessous du milliard d'euros tend vers l'inexistence. Pour ceux qui s'effraieraient d'un chiffre à 9 zéros, rappelons que l'Etat a engagé 2 milliards d'euros pour sauver le Giat qui ne représente que quelques milliers d'emplois et dépense 800 millions par an pour couvrir le seul déficit fret de la SNCF.

Site de My IP

Lancement sous Typepad du site de My IP, la nouvelle société spécialisée dans les services Internet haut débit pour résidences étudiants et résidences services. 

Site_myip_1

Quelques heures pour créer le site et des mises à jour très aisées. Sympa non ?

Technologies Internet Haut Débit

Vous avez sûrement remarqué un niveau d’activité très faible sur ce blog. Ces derniers mois, je me suis préoccupé à lancer une nouvelle activité dans le domaine de l’Internet. Démarrage opérationnel effectué le 1er Octobre dernier avec son lot de stress et de nuits courtes…

Pour lancer cette nouvelle activité, j’ai observé, écouté, analysé le marché, les technologies de l’accès Internet et ses tendances. Pas facile de s’y retrouver dans toutes ces technologies anciennes, nouvelles ou toujours en attente d’un standard stable : CPL, câble, fibre, Wi-Fi, Wimax, DSL, satellite.

Ces technologies évoluent rapidement; qui avez pensé à des débits de 20, 50 voir 100Mb en DSL ? Aujourd’hui on parle de débit de 10Gb sur une paire de cuivre, soit l’équivalent des débits de la fibre optique (certes sur une courte distance), du sans-fil à 70Mb pour un rayon de 50km… Bref, difficile de parier sur une technologie.

Peut on parié sur une technologie aujourd’hui ? Qui sera le vainqueur ?

Pour un bref résumé sur les différentes technos et les problèmes inhérents de chacune: The Future of Broadband .

En France plusieurs projets ont été lancés utilisant différentes technologies :

  • CPL (Courant Porteur en Ligne) : Le Sipperec (Syndicat de Communes de la petite couronne de Paris) a effectué un test en équipant plusieurs milliers de logements sur Courbevoie. Les aspects économiques ne semblent guère concluants
  • Wi-Fi : Voir Ozone qui déploie un réseau sans fil sur Paris et suivre le rêve de Raffi Haladjian.
  • Wimax : Altitude Telecom qui équipe en pylônes le Calvados, l’Orne et la Vendée .
  • DSL : les offres bien connues des FAI Free et Wanadoo en haut débit ADSL2+. Effet d’annonce pour une petite poignée de clients potentiels ?
  • Câble : Le câblo-opérateur parisien Noos qui annonce pour 2005 des offres à 30Mb. Liste non exhaustive car les projets sont nombreux dans ce domaine.

Ayant assisté (et participé !) à la folie UMTS, un peu de pragmatisme semble indispensable dans les conclusions. Je reste en effet sceptique sur certains Don Quichotte du haut débit, dont le sieur JM Billaut qui désire investir 30 milliards de nos euros pour équiper toute la France en fibre. Juste cause, mais investir pour 30 ans sur une technologie qui risque d’être obsolète bien avant la fin de la durée du déploiement, est ce raisonnable ? Trop tôt et d’autres priorités (inégalités) existent et sont à combler urgemment en France sans besoin d’un plan global. Ne devrait on pas tout d’abord investir dans l’équipement informatique des écoles et des universités et la formation des enseignants ? S’occuper urgemment par la mise en place d’un service Universel de l’Internet des zones à faible densité de population qui sont sans haut débit aujourd’hui  ?

Il y aura peut être quelques perdants mais il n’y aura pas de vainqueur. Les complémentarités de ces technologies perdureront à l’échelle planétaire, en fonction des niveaux de développements et des densités de populations. Ce n‘est pas parce que la fibre (FTTH) est populaire aux USA ou en Corée, qu’elle le sera en France - ce serait même suicidaire dans des villes comme Paris. Les densités de populations, la configuration de nos immeubles, les réseaux existants, le types d'applications etc. sont différents et donneront des besoins technologiques spécifiques - voir un panachage de solutions.

Toutes ces technologies trouveront leurs places sur des marchés et applications précises – environnement, qualité de service, débits et (surtout) coûts. C’est là que le travail de positionnement reste à faire.

Retour à mon projet. Notre besoin est d’équipé des résidences de 50 à 500 logements en Internet haut débit avec les contraintes suivantes:

  1. Immeubles construits il y a 5 / 10 ans localisés dans des zones à forte densité de population.
  2. Qualité de service constante et égale dans tous les logements.
  3. Recherche du meilleur ratio coûts / performances (investissements et exploitations).
  4. Pérennité des investissements sur un minimum de 5 ans – évolution des débits en fonction des applications actuelles ou à venir : Téléphone, télévision, VoD, jeux …

Quelle technologie est pour vous la mieux adaptée pour ce projet ?

Parce qu'il faut bien en rire...

  From TJ's Weblog :

 

   

   

   

   

Pas sérieux tout cela...

Chiffres sur l'Internet

Quelques statistiques en provenance d'un rapport du gouvernement publié jeudi à l'occasion de l'installation du Conseil stratégique des technologies de l'information (CSTI). Voir le bilan à mi-parcours du plan RESO 2007 .

Equipement en micro-ordinateurs:
- 43% des foyers français sont équipés en 2004, contre 36% en 2002

Internet:
- un tiers des foyers sont connectés à l'internet, contre un quart en 2002
- le nombre d'abonnements à haut débit est passé de 500.000 à 6 millions (objectif de 10 millions en 2007)
- le nombre d'acheteurs en ligne est passé de 4,5 à 9,5 millions. 40% des internautes y ont recours
- le chiffre d'affaires du e-commerce est passé en deux ans de 2,2 à 4,7 milliards d'euros
- Plus de 1,25 million de Français ont déclaré leurs impôts en ligne, soit trois fois plus qu'en 2002
- 90% des formulaires administratifs sont désormais disponibles en ligne, contre 74%
- le nombre de téléservices publics est passé de 110 à plus de 200
- 50% des feuilles d'assurance maladie transitent par Sesam Vitale, contre 28%
- la France se place désormais au 3ème rang mondial (derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne) pour l'équipement collectif en internet sans fil Wi-Fi, avec 2.500 bornes recensées en 2004
- 5% des internautes utilisent le Wi-Fi, contre moins de 1% en 2002
- taux d'entreprises disposant d'un site web quasi inchangé (52%)

Téléphone mobile:
- 42 millions d'abonnements en 2004 contre 36 millions en 2002
- le nombre de SMS (messages écrits sur téléphone portable) est passé de 1,45 milliard à 2,57 mds en deux ans


Encore du retard par rapport à nos voisins. Mais ces chiffres sont toujours impressionants... et ce n'est pas encore fini de voir des progressions à deux voir trois chiffres. Il fait bon de travailler (et d'investir) dans ce genre de marché!

Profil des entrepreneurs performants

Gpentrepreneur
En marge du Grand Prix de l'Entrepreneur la société Ernst & Young a recueilli le profil des quelques 600 dirigeants qui ont participé au Grand Prix de l’entrepreneur au cours de ces dernières onze années. Ernst & Young a souhaité, par le biais de cette étude, dresser le profil de ces entrepreneurs performants et de leur entreprise.

"Comme vous le constaterez, la performance durable, la ténacité, la passion… caractérisent ces femmes et ces hommes qui ont su, au travers de leurs convictions et de leur ténacité être les chefs d’orchestre de ces entreprises françaises."

La passion est toujours primordiale :

Bats-toi avec passion, telle pourrait être la devise de nos entrepreneurs qui mettent en avant ces deux traits de caractère (battant et passionné) non seulement pour eux mais aussi lorsqu’ils s’expriment sur leur vision générale du dirigeant. A noter que l’ambition ne se révèle pas comme un trait de caractère majeur avec seulement 24% des réponses.

On ne naît pas entrepreneur, on le devient:

54% des dirigeants du Grand Prix de l’Entrepreneur sont âgés de 51 ans et plus, 12% ayant plus de 60 ans. Le statut du dirigeant avant la création de son entreprise est à souligner puisque 74% d’entre eux se trouvaient être salariés (non dirigeant à 50%). Cette tendance explique en partie la notion de séniorité observée en amont ; avec une moyenne de douze années d’expérience préalable, les dirigeants se forment pour un temps relativement conséquent avant de franchir le pas. Par ailleurs, 80% des entreprises du Grand Prix de l’Entrepreneur ont été créées par leur dirigeant actuel.

Il faut noter que ce prix est réservé aux entreprises dont les carctéristiques sont les suivantes:

- Trois ans d'existence minimum
- Un chiffre d'affaires supérieur à 5 millions d'Euros
- 25% de croissance du chiffre d'affaires sur les trois derniers exercices
- Une rentabilité supérieure à 5% sur le dernier exercice


Télécharger l'étude

Business Angels et emploi

Je reproduis une tribune publiée dans le Figaro en septembre dernier par Bernard Zimmern, Président de l'iFRAP. A lire en entier !

Une dernière chance pour l'emploi
Par Bernard ZIMMERN

Le gouvernement met la dernière main au projet de loi de finances pour 2005, qui sera discuté et amendé par le Parlement en octobre et en novembre.

C'est une dernière chance pour une disposition capitale pour l'emploi, l'une des plus importantes de toutes celles que pourrait entériner cette législature. Il s'agit de donner à la créativité des Français les moyens financiers qui leur manquent pour créer des entreprises capables de devenir des champions internationaux et de rattraper le déficit de 100 000 emplois à 200 000 emplois supplémentaires qui font défaut chaque année depuis vingt ans.

En effet, si l'on compare l'évolution de l'emploi dans le secteur privé, dit aussi marchand, en Grande-Bretagne et en France, on constate que, dans ce laps de temps, la Grande-Bretagne est passée de 18 millions à 24 millions d'emplois marchands, pendant que nous restions totalement immobiles, autour de 17 millions d'emplois ; pourtant, nos populations totales sont les mêmes, environ 60 millions.

Inutile de développer les conséquences dramatiques de cette paralysie. Disons simplement que deux jeunes Anglais sur trois ont un emploi, contre seulement un sur trois en France, ce qui explique l'émigration massive de nos jeunes vers Londres ; que le chômage outre-Manche est en dessous de 5%, contre 10% en France ; que le revenu national anglais explose, alors que nous avons de la peine à ne pas entrer en récession.

Ce n'est pas le fruit d'un miracle. Cela vient tout simplement du fait que les Anglais, et encore davantage les Américains, ont compris de longue date que le dynamisme d'une économie, son rajeunissement, dépendent de la quantité de jeunes pousses qui émergent du terreau entrepreneurial chaque année et de la vigueur avec laquelle ce terreau nourrit leur développement.

Certes, beaucoup de facteurs jouent sur ce terreau, la paperasserie bureaucratique, les aberrations du Code du travail, les charges sociales. Mais les visionnaires qui sont au départ de toutes nos grandes entreprises, de L'Air liquide à Radial en passant par Business Objects, Gemplus, etc., peuvent les surmonter en travaillant plus ; ils ne peuvent rien faire s'ils ne trouvent pas l'argent qui leur permet de matérialiser leur rêve. L'absence de capitaux est un obstacle absolu.

Or les comparaisons chiffrées que nous avons pu établir à partir de fichiers d'entreprises françaises et anglaises sont accablantes. Laissons de côté les entreprises individuelles, dont on peut montrer que la France est déjà très largement pourvue et dont on ne peut espérer, au mieux, que quelques milliers d'emplois supplémentaires.

L'emploi se joue non sur ces entreprises mais sur les entreprises à fort potentiel de croissance, les gazelles, capables de prendre rapidement une dimension nationale sinon internationale. De telles entreprises exigent des capitaux non seulement pour acheter des équipements mais aussi pour réunir des expertises, mettre au point des savoir-faire. De fait, on constate que ces entreprises débutent avec au moins 100 000 euros de capital et, généralement, moins d'un million d'euros. Il est rare d'aller au-delà, car l'entreprise a besoin d'asseoir son «modèle» avant de pouvoir valablement investir plus d'argent.

Si l'on compare les gazelles françaises aux gazelles anglaises, on constate qu'il en naît presque deux fois plus chaque année en Grande-Bretagne, que chacune d'entre elles se crée avec en moyenne deux fois plus de personnel, et que, au bout de quatre à cinq ans, les gazelles anglaises nées une année donnée ont embauché plus de 100 000 personnes de plus que les gazelles françaises !

C'est que l'écart entre les capitaux mis en oeuvre est dramatique : les gazelles françaises reçoivent, en effet, environ 1,5 milliard d'euros au total pour l'année de leur création ; les gazelles anglaises, environ 10 milliards (et les gazelles américaines, à population comparable, soit 60 millions, environ 20 milliards). Et la croissance ultérieure des fonds propres des anglaises est environ quatre fois plus rapide que celle des françaises.

Pourquoi ce fossé, pour ne pas dire cet océan, entre les fonds investis par chacune de ces nations dans ses entreprises à forte croissance, c'est-à-dire en fait dans son avenir ?

C'est tout simplement que les Anglo-Saxons ont compris de longue date que les seuls agents capables de financer efficacement la création d'entreprises ne peuvent être ni l'Etat ni une institution, pas même le capital-risque, mais seulement des individus que l'on appelle en argot technique les Business Angels («Anges»). Echaudé par l'expérience, le capital-risque, sauf exception, se refuse à investir dans une entreprise lors de sa création ; il n'intervient que deux ou trois ans plus tard, lorsque l'entrepreneur a prouvé la validité de son «modèle», et jamais pour des sommes inférieures à 1 million, sinon 2 millions d'euros ; en dessous, ce n'est pas rentable.

Les Anglo-Saxons ont donc découvert, il y a déjà de nombreuses années, que la seule façon de financer le démarrage des gazelles, d'assurer le financement dans cet intervalle critique compris entre 100 000 euros et 1 million d'euros, était de le faire faire par les «Anges».

Les «Anges» sont les seuls à s'intéresser à des montants s'exprimant en centaines de milliers d'euros, non en millions, et à pouvoir le faire efficacement, car ils ne s'encombrent ni d'experts ni de conseils d'administration, et ils ne comptent pas le coût de leur temps.

Derrière le miracle anglais, il y a 50 000 «Anges», autant que dans tout le reste de l'Europe, contre environ 4 000 en France (et de 500 000 à 1 million aux Etats-Unis).

Mais ce miracle ne s'est pas produit tout seul. Pour pousser un individu à investir durant la période la plus risquée de la vie d'une entreprise, il faut des incitations fiscales fortes, qui ne sont, en fait, que la compensation des pertes de profit futur entraînées par les impositions massives qui se sont développées dans tous les pays depuis le début du XXe siècle.

Aux Etats-Unis, pour lesquels les informations chiffrées sont les plus précises, cette incitation fiscale représente en gros la moitié de l'investissement. Mais le Trésor public s'y retrouve largement car, pour 100 dollars perdus par lui, il en recouvre environ 350 en impôts supplémentaires perçus.

Un mécanisme similaire pourrait être mis en oeuvre en France, et ne rien coûter au Trésor, mais au contraire lui rapporter, ce qui est essentiel en période de déficit suraigu.

Une étude que nous venons de faire effectuer sur les gazelles françaises créées en 1996, 1997 et 1998, montre en effet que la seule TVA payée par les gazelles pendant les douze premiers mois après leur création représentait plus de la moitié du capital social, et même 90% si l'on se limite aux gazelles capitalisées à moins de 2 millions d'euros, qui sont les plus intéressantes pour l'emploi. Donc, une mesure permettant à des individus de déduire de leurs impôts la moitié des investissements effectués par eux dans des entreprises nouvelles l'année d'imposition ferait que les rentrées fiscales excéderaient le coût fiscal... et le précéderaient.

Et un sondage effectué auprès des assujettis à l'ISF suggère qu'il serait possible de mobiliser de 3 milliards à 4 milliards d'euros au profit de nos gazelles, triplant les fonds mis à leur disposition, que cela engendrerait de l'ordre de 100 000 emplois supplémentaires (les statistiques montrent qu'il faut seulement 30 000 euros de capital par emploi créé, contre environ 100 000 euros de capitaux propres pour la moyenne des entreprises existantes, probablement parce que les entreprises créées le sont surtout dans les services).

Pourquoi une déduction de la moitié, et pas du quart ? Et pourquoi une déduction sans limitation ou avec un plafond haut, d'au moins 100 000 euros à 200 000 euros ? Parce que des incitations fiscales plus modestes jalonnent l'histoire récente de notre Code fiscal... et n'ont eu aucun effet mesurable sur les créations de gazelles, historiquement au plus bas.

Cela va contribuer à enrichir les riches ? Mais où trouver l'argent pour créer des emplois si ce n'est chez eux ? Auprès d'un Etat au bord de la banqueroute ? Et comment pratiquer la solidarité lorsqu'on n'a rien à distribuer ?

Une telle déduction serait anticonstitutionnelle ? Mais l'examen des décisions du Conseil constitutionnel montre que celui-ci n'a jamais rejeté des mesures fortes, à condition qu'elles soient justifiées.

Faut-il que cette exemption s'applique à l'ISF et mette enfin cet impôt, dit de solidarité, au service de l'emploi ? Faut-il que cette mesure s'applique seulement à l'IR et se présente comme une extension de mesures existantes, par exemple l'«avantage Madelin» ?

Il appartient au pouvoir politique de trancher. Mais, quelle que soit la solution retenue, il faut maintenant, enfin, dans notre Code fiscal, une incitation fiscale forte pour pousser les Français qui ont encore une fortune ou des revenus à les investir dans des créations d'entreprises qui assurent notre avenir, et non dans des tableaux de maître ou des bons du Trésor.

C'est l'avenir de notre société, pour ne pas parler des élections de 2007, qui se joue à travers les dispositions fiscales du projet de loi de finances pour 2005.

Budget 2005 et l'ISF

Des discussions importantes sont en cours sur la loi de finance 2005 de notre beau pays, notamment la réduction de l’ISF lors de la souscription de parts dans un PME.

Extrait du Figaro :

Une disposition en faveur des PME, encouragée par une part d'exonération sur l'ISF, devrait être votée au Sénat, qui examinera le projet de budget 2005 à partir du 23 novembre. Une partie de la recette de l'ISF pourrait aider au financement «de projets de développement dans les PME», mais aussi de fondations pour la recherche ou d'associations humanitaires. Un groupe de travail restreint, composé des présidents des commissions des finances de l'Assemblée et du Sénat, Pierre Méhaignerie (UMP) et Jean Arthuis (UDF), des deux rapporteurs UMP du budget, Gilles Carrez et Philippe Marini, ainsi que de quelques parlementaires, vont soumettre «très rapidement» au gouvernement leurs propositions. Hier matin, Hervé Novelli a retiré ses deux amendements concernant l'investissement dans les PME, dont l'un suggérait de réduire le montant de l'ISF du montant de souscription de parts dans une PME, jusqu'à 50% du montant de cet impôt.

De nombreuses associations de PME et entrepreneurs attendent cette décision depuis longtemps; espérons que le gouvernement et nos chers députés / sénateurs comprennent cette décision vitale pour le financement des PME en France…

Le retour des Business Angels si nécessaire au financement d’amorçage ?

Tristes tendances du marché de l'emploi

Abonné à la revue de presse sur l’emploi de Cadremploi, ci-dessous les 3 dernières tendances du marché:

Baromètre CFE-CGC : les cadres n’ont toujours pas le moral :
Les résultats du «Baromètre cadres» de la CFE-CGC ont été rendus publics le 30 juin. Il en ressort que les cadres «ont plus que jamais le moral en berne», commente Entreprise & Carrières. Pour ce qui est des rémunérations, tout d’abord, on notera que sur les 944 cadres interrogés par Opinion Way, 52% se déclarent insatisfaits de leur rémunération (51% en mars dernier), tandis que 59% la jugent inéquitable par rapport à leur engagement. L’étude fait également apparaître un fort accroissement du sentiment d’alourdissement de la charge de travail. Elle pointe en outre qu’une majorité de cadres affirment avoir des relations «satisfaisantes» avec leurs collègues et leurs collaborateurs, mais des relations qui se dégradent avec leur direction. Enfin, le Baromètre de la CFE-CGC montre que ce «blues» des cadres n’entraîne pas une mobilisation sociale forte, ce que regrette le syndicat.
(Entreprise & carrières, p9, Jean-François Rio, 06/07/2004)

En 2003, près d’un cadre sur deux a vu son pouvoir d’achat reculer :
La CFDT-Cadres a présenté le 6 juillet son étude annuelle Oskar sur la progression des salaires des cadres. Il en ressort qu’en 2003 «près d’un cadre sur deux (46%) a perdu du pouvoir d’achat». Il s’agit du plus mauvais résultat recueilli depuis quatre ans auprès de ce panel, qui rassemble 1246 cadres employés à temps plein, sans interruption de carrière au cours des cinq années précédentes. L’évolution du pouvoir d’achat est mesurée à partir de celle des salaires nets individuels, en tenant compte des primes, des promotions et des avancements ; l’étude montre qu’elle accuse un net recul +1,2% contre +1,9% en 2002. Selon la CFDT, cette situation tient à la conjonction de plusieurs facteurs : baisse sensible des effectifs et forte progression du chômage des cadres (+11,9%, soit 251 200 chômeurs de plus en fin d’année) ; atonie de l’activité ; «inflation soutenue» (1,8% en moyenne hors tabac) ; et chute des augmentations collectives. Le syndicat «craint que 2004 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices pour l’emploi et les salaires».
(Entreprise & Carrières, p6, Guillaume Le Nagard, 06/07/2004 et Le Monde, p23, Claire Guéland, 07/07/2004)

Les perspectives de l’emploi dans la zone OCDE et en France :
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié le 7 juillet son rapport 2004 sur «les perspectives de l’emploi». Il en ressort qu’à moyen terme, la reprise de l’activité économique ne devrait entraîner qu’une réduction marginale du chômage dans les pays industrialisés, notamment en France. L’OCDE prévoit ainsi que le taux de chômage dans l’Hexagone, qui s’était élevé à 9,7% de la population active en 2003, devrait s’élever à 9,9% en cette année, avant de diminuer à 9,6% l’an prochain. Dans les 30 pays de la zone OCDE, le chômage devrait en moyenne descendre de 7,1% en 2003 à 6,9% cette année, avant d’être ramené à 6,7% en 2005. Dans son rapport, l’OCDE encourage les gouvernements de la zone à réformer leur législation, afin de stimuler le marché du travail. L’organisation se montre particulièrement critique à l’égard de la France, qui est «assez éloignée des pays de la zone OCDE les plus performants en matière d’emploi» et «dont les taux d’emploi des jeunes et des travailleurs âgés sont particulièrement préoccupants».
(Les Echos, p6, A.B., 08/07/2004, La Tribune, p5, E.C., 08/07/2004, Le Figaro Economie, pp1,2, Claire Bommelaer, 08/07/2004)

Eh ben on est loin de la reprise en France…

WiMax et CPL : ce que l'on ne vous dit pas

Billet à lire sur le GeeBlog sur les technologies WiMax et CPL (Courant Porteur en Ligne). J’ai effectué une petite tournée en province pour offrir nos solutions d’équipements Internet pour des sociétés de gestion de résidences multi locative (Le bilan est excellent avec quelques 150 résidences glanées dans toutes la France). Par contre je suis étonné de la naïveté des offres concurrentes presque toutes utilisant les technologies Wi-Fi et CPL.

Voilà ce que nous dit GeeBlog après une discussion avec Marc Olanié, auteur de plusieurs articles dans Réseaux et Télécoms, dont cet article intéressant sur les vérités du CPL, L’Idate jette un voile pudique sur la sécurité des CPL :

Après plusieurs discussions avec Marc Olanié (gourou des réseaux et auteur de plusieurs articles dans Réseaux et Télécoms) et une recherche plus approfondie sur les technologies WiMax et CPL, il me semble nécessaire de révéler au grand jour de nombreuses informations qui ne sont souvent pas citées ou détaillées par les opérateurs, vendeurs et autres rédacteurs de communiqués de presse.

Après avoir clarifié que le WiMax est une affaire de pro avec des investissements lourds mais avec un vrai modèle de business contrairement au Wi-Fi, il donne quelques vérités et informations concernant le CPL (Courant Porteur Ligne, ou comment faire transiter des données informatiques sur le réseau électrique)
Encore une source d'énervement. Au départ, je pensais que la technologie CPL serait une aubaine pour toute personne ne se situant pas dans la zone couverte par l'ADSL. Toutes les zones rurales pourraient grâce au CPL accéder à Internet haut débit !
Eh bien détrompez-vous. En effet, le CPL est source de pollution sur les ondes radio. C'est difficile à croire au début, mais le CPL utilise les fréquences radio pour envoyer et recevoir des informations. Donc, d'un point de vue électromagnétique, le matériel CPL rayonne et peut parasiter les ondes radio.
Va-t-on se trouver dans un monde rempli d'interférences diverses, où il faudra se battre pour se faire entendre ?
On voudrait nous faire croire que le CPL est LA technologie alternative (toujours une histoire de gros sous), mais les articles assez techniques de l'ARRL (CPL se dit BPL en anglais) vous prouveront le contraire.

How to pitch a VC

[Via Emergic]

Brad Feld lists questions that entrepreneurs seeking venture capital should answer:The Tortuous World of Powerpoint

1) WHAT IS YOUR VISION?
- What is your big vision?
- What problem are you solving and for whom?
- Where do you want to be in the future?

2) WHAT IS YOUR MARKET OPPORTUNITY AND HOW BIG IS IT?
- How big is the market opportunity you are pursuing and how fast is it growing?
- How established (or nascent) is the market?
- Do you have a credible claim on being one of the top two or three players in the market?

3) DESCRIBE YOUR PRODUCT/SERVICE
- What is your product/service?
- How does it solve your customer’s problem?
- What is unique about your product/service?

4) WHO IS YOUR CUSTOMER?
- Who are your existing customers?
- Who is your target customer?
- What defines an "ideal" customer prospect?
- Who actually writes you the check?
- Use specific customer examples where possible.

5) WHAT IS YOUR VALUE PROPOSITION?
- What is your value proposition to the customer?
- What kind of ROI can your customer expect by using buying your product/service?
- What pain are you eliminating?
- Are you selling vitamins, aspirin or antibiotics? (I.e. a luxury, a nice-to-have, or a need-to-have)

6) HOW ARE YOU SELLING?
- What does the sales process look like and how long is the sales cycle?
- How will you reach the target customer? What does it cost to "acquire" a customer?
- What is your sales, marketing and distribution strategy?
- What is the current sales pipeline?

7) HOW DO YOU ACQUIRE CUSTOMERS?
- What is your cost to acquire a customer?
- How will this acquisition cost change over time and why?
- What is the lifetime value of a customer?

8) WHO IS YOUR MANAGEMENT TEAM?
- Who is the management team?
- What is their experience?
- What pieces are missing and what is the plan for filling them?

9) WHAT IS YOUR REVENUE MODEL?
- How do you make money?
- What is your revenue model?
- What is required to become profitable?

10) WHAT STAGE OF DEVELOPMENT ARE YOU AT?
- What is your stage of development? Technology/product? Team? Financial metrics/revenue?
- What has been the progress to date (make reality and future clear)?
- What are your future milestones?

11) WHAT ARE YOUR PLANS FOR FUND RAISING?
- What funds have already been raised?
- How much money are you raising and at what valuation?
- How will the money be spent?
- How long will it last and where will the company "be" on its milestones progress at that time?
- How much additional funding do you anticipate raising & when?

12) WHO IS YOUR COMPETITION?
- Who is your existing & likely competition?
- Who is adjacent to you (in the market) that could enter your market (and compete) or could be a co-opted partner?
- What are their strengths/weaknesses?
- Why are you different?

13) WHAT PARTNERSHIPS DO YOU HAVE?
- Who are your key distribution and technology partners (current & future)?
- How dependent are you on these partners?

14) HOW DO YOU FIT WITH THE PROSPECTIVE INVESTOR?
- How does this fit w/ the investor’s portfolio and expertise?
- What synergies, competition exist with the investor’s existing portfolio?

15) OTHER
- What assumptions are key to the success of the business?
- What "gotchas" could change the business overnight? New technologies, new market entrants, change in standards or regulations?
- What are your company’s weak links?